Regarde, ciel doré aux accents azurés
Regarde, mer forêt aux accents vert-de-gris
Là où les tours poussaient vit des pigeons aigris
Et l’herbe repoussait aux sons des eaux d’orée
Et l’herbe repoussait
Au cœur du beau clair jour, la vie sans fin naissait
Car l’astre perce ajour, des fresques tombent aplats
Et sonnent les tréfonds d’une oubliée villa
Et l’eau montait des fonds et l’herbe repoussait
Et l’eau montait des fonds
Puisqu’il faut bien vivre aux grès des songes profonds
Tâchons d’en être ivre, que nos rêves remplissent
Ceux que l’amour pleurait et que les heurs déplissent
Comme s’il en pleuvait et l’eau montait des fonds
Comme s’il en pleuvait
Des larmes y ont couru, grandes joies elles vivaient
Et des rires ont mourus, ne restait que la peine
Où naissait un sourire au-delà toute haine
Et sonnent les soupirs comme s’il en pleuvait
Et sonnent les soupirs
Là-bas sur les talus, des lapins d’y croupir
Et puisqu’il le fallait, les chassa la belette
Aux abords de Moëlan rentrera la goélette
Et pleurent les goélands et sonnent les soupirs
Et pleurent les goélands
Au bon port de Moëlan
Notes de publication
Poème fini début janvier 2025, publié le 29 janvier 2025